18EME SIECLE

Appartenant à Jean de Lignareix de Bonnefond au milieu du XVIIIème siècle, cette propriété s’est transmise d’abord par les femmes. Sa petite-fille, Marie-Jeanne du Giraudeix par son mariage en 1808 avec Jean-Jacques d’Ussel, fit entrer le domaine dans cette famille où il est resté depuis lors. Après la disparition du  château au cours de l’incendie d’une partie du bourg en 1822, l’actuelle demeure fut reconstruite en 1830, dans le style Restauration. Le chantier dura 4 ans et fut commandité par Jean-Hyacinthe d’Ussel âgé de 21 ans qui en fit les plans. Il devint par la suite maire de Neuvic et fondateur sur la commune d’une des premières « Ferme-Ecole » du Second Empire. Il fut également le précurseur de l’introduction des « arbres verts », comme on appelait les résineux à l’époque.

 

19EME SIECLE

Marie-Antoine du Giraudeix commença à planter ce parc vers 1815. Jean-Hyacinthe, son petit-fils continua l’œuvre entreprise lui donnant cette double vocation d’arboretum et de parc agricole et  paysager comme c’était la mode dans la première moitié du XIXème siècle. Il y avait des vaches pour le lait et les veaux ainsi que chevaux et âne pour les attelages. On pêchait le poisson dans la pièce d’eau. Près de la maison se trouvaient : étable, écurie ainsi que la porcherie et la basse-cour avec poules, canards et lapins. Un potager et un verger produisaient légumes et fruits destinés à la famille et à la domesticité. Le maître de maison s’installait, à la veillée, dans le « cantou » de la cuisine et contait des histoires à toute la maisonnée. Au XIXème  siècle, on vivait ici pratiquement en autarcie.

Mais une propriété est un lieu évolutif et vivant. Les générations successives y ont ajouté constructions et plantations nouvelles :

 

20EME SIECLE

En 1922, Jacques d’Ussel fit bâtir la tour pour apporter le confort du XXème siècle et aménager des chambres supplémentaires dans les combles afin de loger sa nombreuse famille. A partir de 1946, d’importantes plantations ont été réalisées par la mère de Patrick d’Ussel et par lui-même depuis 1965 pour remplacer les arbres manquants. Ce dernier introduisit une plus grande variété d’essences pour renouveler l’arboretum. Les vaches ont cédé la place à quelques moutons qui servent à tondre et à animer les prés.

Abîmé par les deux tempêtes de 1982 et 1999, de nombreux beaux spécimens sont tombés. D’autres durent être abattus dont un des premiers douglas introduits en Corrèze datant de 1845, d’un volume de 31m3 ! Il reste heureusement de nombreux arbres anciens dont plusieurs remarquables.

 

21EME SIECLE

En 2003, Patrick et Béatrix d’Ussel transformèrent la porcherie inutilisée en chapelle dédiée à Saint Guillaume, prénom du père de Patrick d’Ussel et du fils de ce dernier, lieutenant de chasseurs alpins, mort en service commandé en 2001.

Depuis 2007, grâce à un plan de gestion quinquennal, ce parc est en cours de réhabilitation avec l’aide d’un paysagiste, Laurent BERTHELIER, (Vert Paradis 06 75 88 77 87 Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. ) afin de lui redonner toutes les caractéristiques et le charme de la création originelle et d’en améliorer la diversité botanique. C’est ainsi que certaines allées ont été ré-ouvertes selon le plan ancien et d’autres abandonnées car elles n’existaient pas à l’origine. Des arbres placés intempestivement ont été enlevés afin de retrouver les perspectives qu’ils avaient brouillées.

Chaque année de nouvelles essences sont introduites ainsi que des arbustes à floraison estivale pour agrémenter la visite: Le colimaçon qui entourait la butte a été replanté en 2010 sous forme d’une triple couronne de buis. Le kiosque en rondins situé sur la plate-forme circulaire au point culminant du parc (635m) sera bientôt reconstruit.