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D’une lignée d’ancienne chevalerie, la famille d’Ussel remonte au XIIème siècle. Issue d’un fils d’Ebles II de Ventadour, "el cantador", elle a toujours habité en Corrèze ou à la limite, en Creuse. |
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GUY D'USSEL (1190/1230 environ). A la fin du XIIème siècle, la famille compte quatre troubadours, trois frères dont Guy, chanoine de Brioude est le plus célèbre, et un cousin, contemporains de Bernard de Ventadour. Installée à Châteauvert en Creuse jusqu’à la Révolution, la branche aînée émigra. Seuls firent souche en France après cette période troublée, l’aîné et Jean-Hyacinthe le cadet qui n’avait pas quitté la France. De ce dernier, descendent les deux seules branches vivantes actuellement.
JEAN-HYACINTHE (1748/1849) fut commandant de la Garde Nationale d’Ussel, maire de la ville, administrateur de la Corrèze, « syndic » puis vice-président du Directoire départemental. Il se mit au service de l’Empire et devint conseiller de préfecture à Tulle. De son mariage avec Madeleine Dubois de St Hilaire, il eut trois fils dont un seul, Jean-Jacques survécut.
JEAN-HYACINTHE (1809/1891) s’installe à Neuvic en 1834. Marié en 1840 à Claire Esquirou de Parieu, ses deux fils, Philibert et Paul y naquirent. Maire de Neuvic de 1851 à 1857, il fut également conseiller général du canton. Sous son impulsion, la Ferme-Ecole des Plaines, domaine important lui appartenant, verra le jour en 1849. Il en fut le directeur jusqu’à sa mort, ce seront les prémisses du futur Lycée Agricole Henri Queuille. Il commença à planter des « arbres verts » et fut l’un des précurseurs de la « reforestation » du pays.
PHILIBERT (1841/1918) son diplôme de Polytechnique et des Ponts et Chaussées en poche participa à la mise en place du chemin de fer sous le Second Empire. Après la guerre de 1870, il épousa Marguerite Darcel. Son beau-père, Jean Darcel, travaillait avec Mr Alphand à la création du parc des Buttes Chaumont, du bois de Boulogne et de Vincennes. Cela eut une influence sur l’évolution du parc de Neuvic. Après le décès de son père, il s’occupa du domaine et planta, entre autres dans le parc, les deux grands cèdres bleus de l’Atlas à la naissance de Jean et de Jacques. Egalement homme de lettres, il participera au mouvement félibréen dès 1896 et publiera en 1917 les « Visions limousines ».
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