La restauration du parc

Travail et patience…

Depuis 2007, le parc a été l’objet de restauration, réparation, aménagement, entretien rigoureux pour lui rendre son charme et sa beauté originels.

Les allées du parc

Les allées du parc

Les années des allées
Durant les deux premières années, la réhabilitation commence par un grand nettoyage et s’attache à rendre l’architecture du parc plus lisible pour l’agrément des visiteurs : des allées sont retrouvées, d’autres inexistantes à la création supprimées. L’allée de micocouliers est plantée, accompagnée très vite par des contreforts de verdure le long du mur. Au fond du parc, l’allée des châtaigniers est replantée en conservant les vieux sujets aux formes contournées qui tendent leurs branches mortes vers le ciel, bonheur des oiseaux qui y trouvent refuge !

Arbustes fleurisPlantation de nouvelles essences d’arbres et arbustes
Les deux prairies du fond s’enrichissent de nouvelles variétés d’arbres : les érables triflorum, griseum, du Canada voisinent avec le nyssa, le frêne à fleurs avec le fusain du Caucase et le poirier Chantecler, l’arbre au caramel avec l’amélanchier du Canada, le chêne glauque tenant compagnie à l’orme de Sibérie, les érables japonais apportent la fantaisie de leur feuillage, et bien d’autres encore. Les rhododendrons, azalées et hydrangeas donnent une touche colorée parmi le vert des feuillages et des prés.

La triple couronne de buis entoure le belvédère du tilleul
Chantier d’envergure pour restituer à cet endroit toute sa majesté ! 180 mètres de tôle pour border les couronnes, 60 mètres cubes de terre, plusieurs mètres cubes de gravier et 250 buis ont été nécessaires pour le résultat que vous pouvez voir en grimpant sur ce belvédère naturel couronné par le tilleul cordata qui frise les 200 ans !

Le potager

Le potager

Le jardin de curé Saint-Patrick s’organise
Longtemps laissé à l’abandon, au chevet de la chapelle Saint-Guillaume, le jardin de curé Saint-Patrick s’est fait en 2011 une beauté et a été entièrement remodelé : 10 carrés de légumes ourlés de pavés et de fusains argentés, des allées d’herbe tondue, en forme de croix, un bassin de granit mis en scène au cœur d’une rotonde que soulignent des boules de buis et le bleu des perovskias. L’aménagement de la cuisine de monsieur le curé et de sa resserre à outils ont terminé l’ouvrage !

Le sentier des collectionneurs
En haut du talus, sur la croupe, les découvertes botaniques de Béatrix d’Ussel encadrent le chemin des collectionneurs qui serpente autour des arbustes. Il reste encore de nombreuses essences à implanter pour finir d’accompagner le cheminement.

Aménagement du bois Sainte-Anne

Le bois de Sainte-Anne

La clairière du bois de Sainte-Anne
Au fond du parc, près du séquoia, un bois de sapins rectilignes a vu s’installer une clairière en arc de cercle qui accueille depuis 2014 un petit oratoire de pierre dédié à sainte Anne, mère de la Vierge Marie. Une allée encadrée de chèvrefeuilles de Maack conduit le visiteur près de cet oratoire encadré de viornes de Prague.

L’aménagement de la pièce d’eau
Bordée par la volière de granit, la pièce d’eau demandait une mise en scène fleurie permettant de masquer une partie de ses contours en forme de goutte d’eau. Seul espace vraiment fleuri dans le parc, les hostas, les consoudes, les lysimaques, les astrances, les persicaires, les pétasites aux larges feuilles, les iris bleus et jaunes, colorent et accompagnent ses rives parsemées d’arbustes variés.

Le kiosque

Le kiosque

En 2015 et 2016, le parc retrouve enfin sa « cabane-bambou »
Au point culminant du parc, 634 m d’altitude, le kiosque appelé familièrement « cabane-bambou » par la famille, avait disparu vers 1950. Sa rotonde, modelée pour lui depuis la création du parc l’attendait depuis plus de 60 ans ! Un artisan de Limoges l’a réalisé en châtaignier du parc du Périgord-Limousin sur le plan d’oncle Jean d’Ussel qui l’avait bien connu en son temps. Seule entorse, la toiture a été refaite en bardeaux de châtaignier et non en chaume comme le premier. La création d’un escalier en pas d’âne végétalisé facilite la descente du chemin du kiosque vers la pièce d’eau.

Le verger

Le verger

Réaménagement du verger menant au jardin de curé Saint-Patrick
Des allées sont tracées en étoile à partir d’une rotonde centrale marquée d’une vasque fleurie. Le verger est clos des 4 côtés : au Nord par une haie bocagère permettant aux oiseaux de s’abriter et de se nourrir, au Sud par les hauts murs des potagers, à l’Ouest par une barrière festonnée de douglas et enfin à l’Est par une haie de houx à feuilles de châtaigniers encore jeunes.

Le parc a retrouvé son lustre et s’est enrichi de nombreuses espèces végétales d’arbres et arbustes. Sa restauration a respecté l’esprit de ses origines en s’adaptant au XXIème siècle. Depuis 2014 il adopte une démarche respectueuse de l’environnement sans pesticides et un entretien au naturel à l’instar du XIXème siècle.